Le docteur Jean-Baptiste Roche du groupe Urologie -Saint-Augustin, souligne comment la technologie permet une évolution continue de la pratique médicale et améliore la satisfaction des patients. Il met l’accent sur la nécessité pour les médecins et chirurgiens de devenir également des ingénieurs pour participer au développement et à l’utilisation optimale de ces technologies. Le groupe vise à être leader dans l’adoption de ces innovations pour améliorer les soins et résoudre les défis du système de santé en termes de coûts et d’accessibilité.
L’évolution du rôle du médecin face aux nouvelles technologies
Le docteur Jean-Baptiste Roche explique combien la technologie transforme fondamentalement la pratique médicale, nécessitant une adaptation continue des compétences.
Il tient à souligne l’importance pour les médecins et chirurgiens de développer des compétences d’ingénieur tout en maintenant leur expertise médicale afin de participer activement au développement et à l’utilisation optimale des nouvelles technologies.
La vision stratégique du groupe Urologie-Saint-Augustin
Le groupe Urologie-Saint-Augustin affirme sa volonté d’être leader dans l’adoption et la promotion des nouvelles technologies. L’objectif est d’améliorer la prise en charge des patients tout en résolvant les problèmes de financement et d’accessibilité du système de santé. Les technologies sont vues comme un moyen de faciliter l’accès aux soins, d’optimiser l’utilisation des établissements de santé et de réduire les coûts tout en maintenant une qualité de soins optimale.
le Dr Jean-Baptiste Roche nous parle de l’hypertrophie bénigne de la prostate.
Après avoir abordé le cancer de la prostate, le docteur Jean-Baptiste ROCHE chirurgien urologue exerçant au sein du Groupe Urologie Saint Augustin à Bordeaux et spécialiste des Nouvelles Technologies continue dans une seconde vidéo d’expliquer en quoi l’évolution de la prise en charge des pathologies prostatiques est améliorée avec les développement des nouvelles technologies, ici l’exemple de l’hypertrophie bénigne de la prostate
L’hypertrophie bénigne de la Prostate est une maladie qui touche de nombreux hommes de plus de 50 ans. Le Dr Jean-Baptiste ROCHE explique que l’hypertrophie bénigne de la prostate provoque une hypertrophie de la glande, ce qui comprime les voies urinaires et entraîne des problèmes urinaires.
➡️ De nouvelles technologies de réduction de volume au laser, de désobstruction laser par les voies naturelles – qui connaissent une croissance significative au cours de la dernière décennie avec l’avènement de lasers moins invasifs – donnent de meilleurs résultats postopératoires que par le récent passé.
➡️ Le développement de traitements mini-invasifs, qui incluent des techniques de laser périnéal, des thérapies à la vapeur et des systèmes d’hydrojet, révolutionnent la façon dont cette maladie est prise en charge en offrant des alternatives aux traitements chirurgicaux et pharmaceutiques traditionnels.
Si évidemment le chirurgien qui adopte dans sa pratique ses nouveaux outils en constante évolution y trouve des avantages, c’est évidemment en premier lieu et surtout au patient que ces progrès bénéficient.
Qu’est-ce que la téléchirurgie réalisée depuis Bordeaux par le Pr Breda et le Dr Gaston sur des patients situés en Chine?
La télé-chirurgie, aussi appelée chirurgie assistée à distance, consiste à effectuer des interventions chirurgicales sur un patient situé à distance du chirurgien. Cela est rendu possible grâce à des systèmes de robotique médicale contrôlés à distance, des dispositifs de télémédecine, et des technologies avancées comme l’Internet à haute vitesse, la réalité augmentée ou virtuelle, et les dispositifs de visualisation en 3D.
Fonctionnement de la télé-chirurgie :
Robot chirurgical : Le chirurgien utilise une console pour contrôler des bras robotisés qui effectuent l’intervention sur le patient. Un exemple bien connu est le robot Da Vinci, souvent utilisé pour des opérations complexes.
Transmission des données : Les gestes du chirurgien sont transmis en temps réel via un réseau sécurisé vers les bras robotisés situés près du patient, dans une autre salle d’opération ou même à des milliers de kilomètres.
Retour visuel et sensoriel : Le chirurgien reçoit une image haute définition de la zone opérée en temps réel, et dans certains systèmes, il peut même ressentir une rétroaction sensorielle (haptique) pour simuler la sensation de toucher les tissus.
Avantages de la télé-chirurgie :
Accès à des experts chirurgicaux : Les patients, même situés dans des régions éloignées ou des zones rurales, peuvent bénéficier de l’expertise de chirurgiens spécialisés situés dans des grands centres médicaux ou des pays différents.
Réduction des temps de transfert : Lorsqu’une intervention urgente est nécessaire, la télé-chirurgie permet de traiter un patient immédiatement sans avoir besoin de le transférer vers un autre hôpital ou centre spécialisé.
Précision accrue : Les systèmes robotisés peuvent offrir une plus grande précision que la main humaine, en minimisant les tremblements et en permettant des mouvements plus fins et délicats, surtout dans les procédures complexes comme la chirurgie cardiaque ou neurologique.
Diminution des risques pour le personnel médical : Dans des environnements dangereux ou contaminés, tels que lors de crises de santé publique (pandémie) ou dans des zones de guerre, la télé-chirurgie permet au chirurgien d’opérer à distance, réduisant ainsi son exposition à des risques.
Collaboration internationale : Des équipes médicales dispersées à travers le monde peuvent collaborer en temps réel sur une même intervention, en combinant leurs expertises, ce qui améliore potentiellement les résultats.
Entraînement des chirurgiens : La télé-chirurgie permet de former des chirurgiens débutants en leur offrant la possibilité de suivre des interventions en direct et d’interagir avec des experts dans un cadre éducatif, avec des simulations et des retours en temps réel.
Quelques défis et limitations :
Connexion Internet : La télé-chirurgie nécessite une connexion Internet stable, à très haut débit et à faible latence. Toute interruption de signal peut avoir de graves conséquences pendant une opération.
Coût : Les systèmes de télé-chirurgie et de robotique sont coûteux à installer et à maintenir. Ils ne sont pas encore accessibles dans tous les hôpitaux ou pays.
Formation : Le personnel médical doit être formé à l’utilisation des équipements robotiques, ce qui peut représenter un investissement en temps et en ressources.
Défis éthiques et légaux : La question de la responsabilité en cas de complications ou d’erreurs est complexe, surtout lorsque le chirurgien est à distance. Les réglementations doivent encore évoluer pour couvrir ces aspects.
En résumé, la télé-chirurgie est une innovation qui permet d’étendre l’accès à des soins chirurgicaux spécialisés et de haute qualité, même à distance. Ses avantages incluent la précision accrue, l’accès aux experts et la réduction des risques, mais elle présente encore des défis techniques, financiers et légaux à surmonter avant d’être pleinement intégrée dans tous les systèmes de santé.
Il aura fallu près d’un an de travail à l’équipe du Point, réunissant journalistes et informaticiens, pour passer au crible les 1 400 établissements de court séjour métropolitains et d’outre-mer et les évaluer à partir de l’analyse de la base de données du PMSI (Programme médicalisé des systèmes d’information), obtenue de haute lutte après une nouvelle autorisation de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés). On s’en souvient, le classement 2024 n’avait pu être élaboré.
Classement Le Point 2024
Cette base contient les 28 millions de dossiers anonymisés des patients hospitalisés pendant l’année 2022 et permet d’analyser finement, pathologie par pathologie, les actes qui leur ont été prodigués, la gravité de leur cas, la durée de leur hospitalisation ou si celle-ci a été réalisée en ambulatoire (dans la journée), quelles techniques, modernes ou obsolètes, ont été utilisées pour les traiter, etc.
1️⃣ du classement pour le cancer de la prostate
1️⃣ du classement pour le cancer du rein
1️⃣ du classement pour le cancer de la vessie
3️⃣ du classement pour l’adénome de la prostate
Le magazine Newsweek dans le prolongement des années précédentes continue de reconnaître la qualité du travail et l’expertise des chirurgiens urologue du groupe urologique Saint-Augustin ainsi le groupe urologique Saint-Augustin apparaît dans le classement des meilleurs Service de urologie à la première place des établissements privés de France.
La liste de cette année récompense les hôpitaux de 12 domaines médicaux différents : les 300 meilleurs hôpitaux en cardiologie et oncologie ; les 250 meilleurs hôpitaux en pédiatrie ; les 150 meilleurs hôpitaux en chirurgie cardiaque, endocrinologie, gastroentérologie, orthopédie et pneumologie ; les 125 meilleurs hôpitaux en neurologie, neurochirurgie et urologie ; et les 100 meilleurs hôpitaux en obstétrique et gynécologie.
Le classement est établi à partir d’une enquête mondiale dans laquelle des dizaines de milliers de professionnels de la santé ont été invités à formuler des recommandations dans leur domaine d’expertise. Il prend également en compte les données d’accréditation et les mesures de résultats rapportées par les patients : les PROMs
Il est important de noter également que la clinique Saint-Augustin au sein de laquelle exerce le groupe urologique mentionne l’existence des « PROMs » qui font désormais partie de la notation des établissements.
Les PROMs sont des questionnaires qui permettent de mesurer le résultat de soin perçu par le patient. Ils sont souvent utilisés dans l’évaluation des suites d’hospitalisation avec geste chirurgical. Sont visés l’impact des soins sur la vie quotidienne et la qualité de vie en général. La Haute Autorité de Santé a publié en juillet 2021 un rapport sur PROMs et PREMs qui compare l’utilisation qu’en font 13 pays différents. Ce rapport très fouillé donne beaucoup d’informations sur ces sujets et il est conseillé de le lire à ceux qui veulent se lancer dans cette thématique. Une analyse de l’utilisation des PROM’s en 2023 est disponible pour ceux qui veulent en savoir plus.
La mention des PROMs à droite du tableau
Ce classement qui s’inscrit dans la continuité mais qui n’est jamais acquis vient reconnaître l’excellence des soins comme le traitement plus général des patients.
L’édition ERUS 2024 qui s’est tenue à Bordeaux du 11 au 13 septembre vient donc de s’achever. La 21ème édition de l’EAU Robotics Meeting a battu tous les records de fréquentation :
Elle a réuni plus de 950 participants venus du monde entier.
Organisé par L’EAU, l’association européenne d’urologie, les sessions sont annuelles et se déroulent dans différents pays d’Europe.
Bordeaux avait été choisi cette année, Londres a été retenu pour l’édition 2025.
Bien que ce soit une réunion au départ européenne, la qualité des sessions et des intervenants rend cet événement incontournable et sa dimension dépasse évidemment largement les frontières de l’Europe. Ce sont Les meilleurs chirurgiens urologues européens mais également d’Inde, du Brésil ou encore des États-Unis qui se sont rendus à Bordeaux pour assister pendant 3 jours à des conférences et des opérations en direct dite “live surgery”
Les opérations chirurgicales- qui étaient également projetés au palais des Congrès de Bordeaux – ont été effectués dans les blocs soit du centre hospitalier universitaire de Bordeaux soit, le plus souvent, de la clinique Elsan Saint Augustin, Elles étaient commentées en temps réel par le chirurgien lui-même et le panel d’experts.
Un chirurgien urologue italien opérant à la clinique Saint-Agustin une prostatectomie radicale et diffusion en direct.
Les opérations dites de live surgery où les urologies réunis assistent en direct aux interventions chirurgicales. Ici deux interventions, une assistée par un robot Da Vinci(Intuitive) et l’autre par un robot Hugo (Medtronic).
Une première : la téléchirurgie à distance
La session a été l’occasion d’exposer les fondements technologiques de la télé chirurgie par M. Mischa Dohler, vice-président des technologies émergentes chez Ericsson Inc et expert en 5G/6G, AR et IA générative. Il a expliqué le « jeu de l’écosystème » et la manière dont les facteurs de la télé chirurgie pouvaient être classés. Le débit de données, la latence aller-retour et les niveaux de service de la connexion pouvaient chacun être classés en trois catégories, conduisant à des notations telles que AAA, BAA, ABB, etc. Cadre indispensable pour répondre aux exigences réglementaires en vue d’une généralisation d’actes de télé chirurgie.
Bien que la 5G soit souvent citée comme une avancée clé pour rendre la télé chirurgie possible, il s’agit en fait principalement d’une solution de repli (obligatoire) pour les connexions par fibre optique.
« La télé chirurgie a le potentiel d’égaliser les disparités géographiques en matière de soins de santé », a déclaré le professeur Patel, donnant des exemples de gouvernements de pays à faible revenu investissant dans des systèmes robotisés et la télé chirurgie pour accélérer l’adoption et la formation (à distance) des chirurgiens et du personnel.
Afin de mieux guider les efforts mondiaux pour parvenir à une télé chirurgie fiable et durable, le professeur Patel a présenté le Telesurgery Collaborative Community Working Group, qui regroupe des experts de premier plan de différentes sociétés scientifiques (dont l’ERUS). Il a également fait référence aux « dix commandements de la téléchirurgie » qui ont été élaborés pour fournir des lignes directrices pour l’adoption éthique de la télé chirurgie.
Il a été souligné le potentiel éducatif de la télé chirurgie, avec des chirurgiens expérimentés prenant le relais au milieu de la procédure pour guider leurs juniors ou effectuer une certaine étape difficile avant de souligner qu’il s’agissait d’un domaine nouveau dans la littérature. Il n’existait aucun article évaluant le rôle de la télé chirurgie dans l’amélioration de la formation robotique.
La séance s’est terminée par une autre table ronde. Le professeur Declan Murphy (Melbourne, AU) a observé des avantages évidents en termes de disponibilité pour les chirurgiens : ils ne sont plus limités par les défis logistiques et le temps passé en transit. En libérant les chirurgiens de cette contrainte, ils pourraient bénéficier du télé-mentorat, c’est-à-dire de la formation de collègues novices à l’étranger dans le cadre d’une journée de travail normale. Ceci se place dans le prolongement de ce que font actuellement les chirurgiens du Groupe Urologique Saint-Augustin lorsqu’ils interviennent à l’étranger (Inde, Brésil, Hongrie,… ) pour former ou parfaire la formation d’autres chirurgiens urologies.
La prochaine étape est la combinaison des développements rapides dans les technologies de communication, ainsi que d’une nouvelle génération de robots abordables produits en Chine et adoptés dans des pays qui n’ont actuellement pas de systèmes robotiques ou de chirurgiens qualifiés.
Enfin le clou de la session 2024 a été la chirurgie en direct mais cette fois-ci très distantes : d’abord par le professeur Alberto Breda, président de l’ERUS -une première historique pour un événement de l’EAU- une télé chirurgie de Bordeaux sur un patient à Pékin, à plus de 8 700 km de distance puis par le docteur Gaston à partir des locaux du Groupe urologique Saint-Augustin de Bordeaux.
Le docteur Richard Gaston (groupe urologique Saint-Augustin) opérant à distance un patient à 8.700 kilomètres (Beijing) à partir d’un console de fabrication chinoise « Edge«
Presque 23 ans exactement après la célèbre et pionnière opération “Lindbergh” (en référence à la traversée de l’Atlantique par Lindbergh) entre Strasbourg et New York, réalisée par le professeur Marescaux – mais peu médiatisée en raison de la survenue tragique et concomitante des attentats du 11 septembre – la France se retrouve à nouveau à l’avant-garde d’une révolution chirurgicale à venir.
L’adoption de systèmes robotiques sophistiqués et matures et les énormes progrès des télécommunications rendront désormais la télé chirurgie non seulement possible mais courante dans les décennies à venir, prévoient les experts. De nombreuses applications sont prévues, de la chirurgie à distance simple aux cas d’utilisation collaboratifs (plusieurs chirurgiens, plusieurs sites) ou de formation (mentorat, démonstrations).
Depuis une précédente expérience relatée dans une revue et organisé entre Zurich et la Chine sur un porc, le temps de latence a été divisée par deux.
L’ensemble des chirurgiens du groupe Urologique Saint-Augustin a été très fier et honoré de la confiance qui leur a été portée par l’ensemble de leurs pairs lors de ce bel évènement réalisé en parfaite coordination avec le service urologique du CHU de Bordeaux.